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 Principe des clés selon la science

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Thibaut

Thibaut

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Principe des clés selon la science Empty
MessageSujet: Principe des clés selon la science   Principe des clés selon la science EmptyDim 17 Mar 2019 - 19:30

Je me permets de copier-coller 2 articles trouvés par hasard sur un site : http://dojoshinzen.e-monsite.com/pages/chroniques-de-l-osteo-crinque/

Le contenu est biomécaniquement riche et accessible. J'approuve complètement!



Citation :
Commençons par la base, n'est-ce pas?
Des clés articulaires, en aikibudo, on voit ça au tout début. On apprends, dès le 6e kyu, et encore plus par la suite, à tordre, bloquer, serrer et restreindre coudes, poignets, doigts, épaules et même chevilles. Mais comment ça marche tout ça? Au delà de la simple application technique : place le poignet comme cela, le corps dans cette position et serre de cette manière, qu'est-ce qui se passe réellement dans le corps?
Je vous parlerai plus en détail de chaque structure (poignets, coudes, etc.) dans des billets futurs, pour l'instant laissez-moi vous communiquer les quelques informations glanées ici et là sur ce que peut représenter la clé articulaire au niveau macroscopique (ce qu'on voit, ce qu'on sent) et au niveau microscopique (ce qu'on ne voit pas parce que trop petit, ce qu'on ne sent que très peu ou pas du tout).
Au niveau macro, tous ceux ayant déjà amené une contrainte articulaire ont probablement remarqué que pour que la clé fonctionne, il nous faut aller au maximum de l'amplitude du mouvement qu'il est possible d'atteindre. C'est à dire que la personne, par elle-même, ne pourra pas, par l'action de ses propres muscles, aller plus  loin dans ce sens du mouvement. Par exemple, si l'on déplie le coude, on n'ira pas plus loin qu'une certaine amplitude(environ 180 degrés). Le maximum de cette amplitude représente notre barrière motrice1. Si quelqu'un amène le coude du partenaire dans une extension (bras déplié) jusqu'à sa barrière motrice de façon stratégiquement avantageuse, on dira qu'il y a clé. Il existe un jeu entre cette limite et celle de la barrière structurelle1 (ou anatomique), c’est à dire la limite physique de l’articulation. En fait, si on dépasse cette limite, il y a fracture. En d’autres mots, la clé est toujours située entre la barrière motrice et la barrière structurelle, située beaucoup plus près de la barrière anatomique. Et plus les paramètres (flexion, extension, rotation, latéroflexion) de la structure à immobiliser seront bien induits, plus il sera facile de rester coller à cette barrière.

Ce qui amène le partenaire à être contrôlé, c’est d’abord le placement qui amène la structure à dépasser son amplitude maximale normale. Il ne faut pas oublier que très souvent, avant d’arriver à la barrière structurelle, on obtiendra déjà la clé désirée par contrainte douloureuse. Or, cette contrainte provient du placement des différents nerfs dans le corps, c’est leur position qui détermine si une zone sera sensible ou non. Je suppose qu'un maître dira que la clé est mieux réussie lorsqu'il y a contrôle sans avoir besoin de la contrainte douloureuse.
 Pour le niveau microscopique (ou disons pour le niveau plus subtil), je vais simplifier les explications en schématisant la clé articulaire par trois structures: muscle, os et tissu conjonctif (non-calcifié) ayant chacun un rôle différent dans le mouvement (que nous tenterons de contrer par la clé articulaire).
D’abord, laissez-moi vous parler un peu du tissu conjonctif, vous n’avez pas fini d’en entendre parler (je vous le dis!). C’est le tissu le plus abondant du corps, à tel point qu’il est en complète continuité partout à l’intérieur de celui-ci. C'est aussi majoritairement sur ce tissu que travaille un ostéopathe.

Voici les formes les plus communes du tissu conjonctif :
-Tissu conjonctif lâche : (Le plus répandu, se trouve un peu partout, enveloppe à peu près tout.)
-Tissu conjonctif dense : tendons, ligaments, vaisseaux sanguins, et bien plus.
-Le cartilage : articulations, ménisques.
-Le tissu osseux (Du tissu conjonctif agrémenté de différents sels qui le solidifient) Les os.
- Le tissu conjonctif liquide : le sang, la lymphe.2
Pour résumer :
Sous ses diverses formes, il [le tissu conjonctif] remplit un large éventail de fonctions. Il relie, soutient et renforce d’autres tissus; il protège les organes internes et leur sert d’isolant; il enveloppe et compartimente des structures telles que les muscles squelettiques [les muscles que nous utilisons volontairement] ; il constitue le principal système de transport de l’organisme (le sang étant du tissu conjonctif liquide), sa principale réserve d’énergie (tissu adipeux) et la principale source de réponse immunitaire.3
Rien que ça!!! En fait non, le tissu conjonctif remplit de nombreuses autres fonctions que celles là, notamment celles dont je veux vous parler pour vous décrire la clé articulaire.
Ainsi, le tissu conjonctif joue un rôle important dans tout mouvement, il agit en coopération avec les muscles et les os. C’est à dire que le muscle, en contraction dans tout mouvement normal, se raccourcira: la force de raccourcissement se transmettra dans le tissu conjonctif, notamment, les tendons et les ligaments, qui sert en fait de structure dite « tensile »1. Cette tension se transmettra à son tour jusqu’à l’os qui initiera le mouvement dans le sens de la contraction.
Par exemple,  si je reprends mon exemple du coude, si je veux le plier, j’utiliserai donc la contraction du muscle biceps (vous savez, messieurs, ce muscle que vous exhibez toujours fièrement devant la gente féminine). Le fait que le muscle se raccourcisse pendant la contraction amène une tension sur son tendon (et tout le reste du tissu conjonctif autour) qui s’attache à l’avant-bras, cette action produira un bras de levier sur les os de l’avant-bras, qui se soulèveront alors : le mouvement.
C’est ce même mouvement que nous cherchons à empêcher par la clé. Or, lorsque nous amenons la personne dans le mouvement que nous avons décrit au niveau macroscopique, nous allons souvent serrer ou tordre d’une certaine façon. Que faisons-nous véritablement par cette action? Nous induisons une tension dans le tissu conjonctif.1 Si j’ai déjà une tension dans le tissu conjonctif, le muscle pourra-t-il transmettre sa force à sa structure tensile? Non, car sa tension est déjà maximisée et utilisée à autre escient. Or, la force n’est pas transmise jusqu’à l’os et le mouvement devient impossible pour le partenaire recevant la clé.
C'est là qu'on se rend compte que la clé implique bien plus que la force de l'un contre la force de l'autre pour empêcher un mouvement et contrôler le partenaire. C'est la subtilité du geste qui fait sa force. Ce que je vous ai décrit correspond à une vision relativement simpliste du phénomène et j'ai tenté, à travers ce billet d'ostéo-crinqué, d'amener un certain degré de précision sans trop entraver la compréhension.

suite:
J'espère que le dernier billet, sur la clé articulaire, vous a plu et que vous avez appris à tout le moins quelques petites choses.
Après re-lectures et re-réflexions sur le sujet, je me suis rendu compte que j'étais passé à côté d'un détail important de biomécanique concernant ce sujet. Ce qu'il manquait (entre autres très probablement) à mon explication du niveau macroscopique est en rapport aux lois de (Harrison H.) Fryette, ostéopathe, qui les a énoncées en 1918.Ce sont des lois assez universellement acceptée chez les biomécanistes et les anatomiste depuis ce temps.
Les deux premières lois de Fryette concernent les mouvements des vertèbres les unes par rapport aux autres, or ce n'est pas ce qui nous intéresse ici.
Voici l'essentiel de sa troisième loi, qui s'applique à toutes les articulations.
"L'induction d'un mouvement dans un paramètre amène une diminution automatique des autres paramètres."1
Ce qu'il entend par paramètres est un mouvement dans un axe précis. Par exemple flexion, extension ( lorsque vous pliez le coude, dépliez le coude par exemple).
Pour bien comprendre ce que la troisième loi de Fryette représente, essayez ceci chez vous.
1. Essayez tous les paramètres (flexion, extension, rotation, etc) avec votre cou, tout en respectant l'intégrité de celui-ci, pour voir jusqu'où vous pouvez aller.
2. Penchez la tête vers l'avant, jusqu'où vous pouvez aller, et sans perdre cette flexion, amener votre tête complètement à gauche, comme pour amorcer de dire "non". Sans perdre les deux paramètres, essayez de coller votre menton sur votre épaule.
3. Constatez que tout mouvement devient plus difficile lorsqu'on en a déjà induit deux.

Cela démontre bien le principe même de la clé articulaire. Je pense à une technique comme Kote Kudaki, comment ce fait-il que la clé soit si facile lorsque bien placée, et impossible si légèrement mal placée? C'est une question d'induction de paramètre. Vous noterez que cette technique rentre très vite, et on est surpris de constater à quel point la douleur arrive rapidement, ceci car la barrière motrice est de beaucoup rapprochée lorsque vous induisez les paramètres au bras.


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"Le Tai Jitsu, un art martial du passé, pour un meilleur futur” Maître R.Hernaez, fondateur du NTJ.
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